Faut-il autoriser l’euthanasie en France ?

Le contexte

Qu'est-ce que l'euthanasie ?
Que dit la loi aujourd'hui en France ?
Pourquoi en parle-t-on en ce moment ?
Qu'en pensent les Français ?

Le principe du Drenche est de présenter l’actualité sous forme de débats. Le but est qu’en lisant un argumentaire qui défend le “pour” et les arguments du camp du “contre”, vous puissiez vous forger une opinion ; votre opinion.

Pour être libre et diminuer la souffrance, il faut avoir le choix

Le Pour gris

Billet rédigé par :

Silvan Luley

Association Dignitas

http://www.dignitas.ch/

Tout d’abord, il faut clarifier le sujet pour éviter les malentendus. «Euthanasie» n’est pas un terme précis. En fait, c’est un mot d’origine grecque, signifiant simplement «bonne mort, mort douce, mort facile». De plus, ce terme est employé dans des contextes très divers (euthanasie animale, massacres perpétrés par le national-socialisme, etc). Avant de discuter du sujet, il faut donc préciser de quoi on parle.

 

En Suisse, l’euthanasie active est interdite. Cette règle est valable indépendamment du fait que la personne ait demandé qu’on l’aide à mourir ou non. En revanche, l’assistance au suicide est possible et légale depuis 1942, à la condition que la personne qui veut mourir soit capable de discernement et jouisse de la capacité physique d’accomplir l’acte final elle-même. Il est possible de prodiguer une assistance qui prépare l’acte lui-même et accompagne la personne désireuse de mettre un terme à sa souffrance. Cette assistance a, en outre, pour but d’éviter que la personne échoue et d’entourer les membres de la famille et les amis présents.

 

Selon le gouvernement français, près de 10 500 personnes meurent par suicide chaque année. Mais de quelle manière? Est-ce que les méthodes consistant à se jeter d’un bâtiment ou à s’étendre sur les rails du chemin de fer sont fiables? En France, entre 176 000 et 200 000 tentatives de suicide sont prises en charge chaque année par les urgences hospitalières. Cela veut dire que le risque d’échouer et de subir ensuite les séquelles temporaires ou permanentes de cet échec est immense.

 

Il est évident que se suicider dans la solitude, en recourant à des méthodes risquées, n’est pas dans l’esprit du jugement de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Celle-ci a, en effet, déclaré en 2011 : «La Cour estime que le droit d’un individu de décider de quelle manière et à quel moment sa vie doit prendre fin, à condition qu’il soit en mesure de former librement sa volonté à ce propos et d’agir en conséquence, est l’un des aspects du droit au respect de sa vie privée au sens de l’article 8 de la Convention.» N’oublions pas que la Convention ne protège pas les droits théoriques ou illusoires, mais les droits concrets et effectifs.

 

Par conséquent, il faut formuler la question ainsi: «Doit-on concéder à l’individu la liberté de choisir personnellement son destin, quand sa souffrance devient trop lourde, et doit-on lui offrir une option réelle, libérale et humaine aussi en France, par exemple selon le modèle suisse ?»

 

Si l’on respecte les valeurs des droits de l’homme, de l’humanité et de la liberté, il y a qu’une réponse à cette question : Oui.

Non l’euthanasie n’est pas nécessaire !

Le contre gris

Billet rédigé par :

Michèle Mignot

Bénévole d’accompagnement dans l’association JALMALV (Jusqu’à la mort accompagner la vie)

http://www.jalmalv.fr/

Souvent derrière ce mot on pense : finir sa vie dans la dignité sans souffrance… On est tous d’accord ! Moi j’ajoute : grâce aux soins palliatifs (encore trop ignorés) et non par l’euthanasie!

 

Depuis 15 ans, comme bénévole (Jalmalv) j’accompagne des personnes en fin de vie, (souvent jusqu’à la mort) seulement 3 personnes m’ont demandé l’euthanasie :

 

-L’une, sans famille proche, se paralysant peu à peu, me confie son désir de revoir une nièce avant de mourir : souhait sans réponse…
Quelle souffrance morale, quelle difficulté d’accompagnement !

 

-La seconde décide de refuser la dialyse (ce qui conduit à une mort certaine) : « je veux mourir ». Bouleversement des soignants me demandant «d’aller la voir  une dernière fois, si elle a quelque chose à dire »…
Effectivement, elle en avait à dire : quelle intensité dans ses paroles et… le lendemain, elle réclame sa dialyse disant : « ça vaut le coup de vivre, je m’aperçois que je compte encore pour certains…»

 

-La dernière : cris incessants, souffre trop, demande qu’on l’aide à mourir. Je reste à ses cotés, lui dis que j’entends bien mais ne peux y répondre : je suis là, pour lui, et resterai tant qu’il le souhaitera.
Peu à peu, il s’apaise, me donne un numéro de téléphone car il voudrait tant voir sa fille… (ce sera fait) je l’ai accompagné 2 mois et…il n’a jamais redemandé à mourir !

Ces 3 cas mettent en évidence l’angoisse de la solitude face à cette mort prochaine. Si les malades se sentent encore exister aux yeux des autres : ça change beaucoup !

 

Par des phrases déguisées, il n’est pas rare d’entendre des demandes de proches trouvant que « ça ne va pas assez vite, qu’ils sont obligés de revenir souvent, avec un sentiment de perdre leur temps ? ». En fait, ces demandes sont pour qui ?

 

Une conviction, voire même pour moi, une certitude : si la personne en fin de vie, sachant qu’elle va mourir, (la souffrance prise en compte) est entourée, par les équipes soignantes, les proches sans oublier les bénévoles formés (!) cette fin sera, souvent, plus sereine pour tous et la mort sera perçue autrement par tous.

 

Que de prises de conscience avant que chacun s’approprie ce qui caractérise la fin de vie : soins palliatifs, directives anticipées, loi Léonetti (Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005, NDLR)…

 

 

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Photo : Wikimédia Commons

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41 Commentaires sur "Faut-il autoriser l’euthanasie en France ?"

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Vicq D.
Invité
Vicq D.
1 année 4 mois plus tôt
Il me semble que tout a été dit sur le sujet. Mais … Au sein des puissants lobbies parfaitement identifiés qui réussissent à ne tenir aucun compte de tous les sondages effectués au prés des individus concernés par le sujet (c’est à dire nous tous), à mon avis, aucune évolution naturelle n’est à espérer avant des dizaines d’années. Mais plusieurs facteurs joueront tout de même en faveur du “pour” : la surpopulation, le coût économique du maintien en état grabataire des vieux qui n’en finissent pas de mourir, l’individualité toujours plus égoïste des jeunes et l’attente toujours impatiente des enfants des riches qui veulent récupérer le capital. Enfin, il suffit parfois de quelques personnalités plus intelligentes ou courageuses que celles qui occupent traditionnellement les postes de pouvoir correspondants pour faire gagner peut-être … une dizaine d’années de temps en temps. Le Pape François ne vient-il pas lui-même d’oser dire que… Read more »
Vabois
Invité
Vabois
1 année 4 mois plus tôt

En ces jours difficiles la liberté de parole est défendue par un grand nombre de français et par la majorité des politiciens. Agissons pour que la liberté de choisir les conditions de sa fin de vie, qui est demandée par la grande majorité des français, soit autorisée par ces mêmes politiciens.

balland
Invité
balland
1 année 4 mois plus tôt

j’ai suivi pendant 12 ans ma mère qui a commencé par un cancer de l’utérus , puis des intestins, puis des poumons puis tumeur au cerveau.
c’était une très belle femme mais quand elle est morte , elle était méconnaissable et c’est ce qui me reste d’elle.
elle a demandé maintes fois à mourir sans succès, j’étais le seul à le vouloir aussi.
je ne veux pas que cela m’arrive et désire pouvoir décider de mourir dans la dignité.

philippe
Invité
philippe
1 année 1 mois plus tôt

Votre histoire est touchante. elle montre la nécessité de pouvoir mourir dans la dignité.

COTTIN Marianne
Invité
COTTIN Marianne
1 année 4 mois plus tôt

Il est inconcevable et humain de laisser mourir un être humain dans la souffrance. Il faut pouvoir avoir le choix pour partir dignement surtout lorsqu’il n’y a plus rien à espérer. Ce sujet reste encore tabou pas pour moi j’ai déjà abordé le sujet avec mes enfants quand bien même ils ont été surpris par ma demande mais ils respectent mon choix. Pourquoi les faire souffrir moralement davantage ?

Gaboyer Christiane
Invité
Gaboyer Christiane
1 année 4 mois plus tôt

Merci de bien vouloir vous occuper des français en souffrance.

Gaboyer Christiane
Invité
Gaboyer Christiane
1 année 4 mois plus tôt

Le sujet est tout simplement discuté chez nous et nous sommes tous d’accord que l’on peut choisir sa fin de vie quand elle n’en est plus une. On peut penser autrement, chacun est libre. Ceux qui préfèrent cesser de vivre doivent être libres aussi de le faire.

Sylvie lerat Kettling
Invité
1 année 4 mois plus tôt

Mille remerciements à Dignitas pour ses efforts et son travail . La polémique sera forte car décider de son envol trouble les consciences vis a vis des religions .

GRAMOND
Invité
GRAMOND
1 année 4 mois plus tôt
L’article de Sylvan LULEY représentant de l’Association DIGNITAS est très clair A chacun son chemin, à chacun son seuil d’acceptation de la dépendance et souffrance , à ce jour je remercie cette association pour son aide, c’est important de savoir que l’on est plus seul face à la dégénérescence d’un corps malade et que toutes souffrances inutiles (tant physiques que morales) loin du plaisir à vivre, pourront par décision personnelle et corps médical, à jamais nous atteindre au plus profond. la chose la plus difficile sera de partir à l’étranger pour trouver cette sérénité de fin vie et mon regret c’est bien sur que nous soyons inégaux quand au coût à assumer pour en bénéficier. La France, état de droit, a encore beaucoup à apprendre en ce domaine et elle qui sur tous les frontons aime à inscrire le mot Liberté, il serait tant qu’elle fasse don de générosité et… Read more »
Jean-Marc Ardiet-Gaboyer
Invité
Jean-Marc Ardiet-Gaboyer
1 année 4 mois plus tôt

Quelque chose m’échappe dans l’humanité à la Française , on peut aider un animal à ne pas souffrir, mais pas l’humain !!!
Merci à la Suisse et à Dignitas .

martin jacqueline
Invité
martin jacqueline
1 année 4 mois plus tôt
Je suis adhérente à Dignitas, j’ai donc déjà fait mon choix, alors que je suis, pour l’instant, en parfaite santé. Mais j’ai assisté mes parents jusqu’à leur mort. Mon papa a décidé de mettre fin à ses jours avec des médicaments, il souffrait d’une insuffisance respiratoire très sévère qui ne pouvait qu’empirer et qui le condamnait à une fin de vie très douloureuse, son problème ne pouvant être soulagé par une oxygénation par exemple. Son suicide nous a laissé ma mère et moi même dans une grande détresse, pompiers, réanimation, questions des médecins hospitaliers pour écarter l’homicide, culpabilité. Ma mère ne s’est jamais vraiment remise de ce suicide. Moi même j’ai fait une dépression nerveuse 18 mois plus tard. Puis ma mère a eu un cancer du colon, l’opération a été très mutilante entraînant une incontinence fécale, trois ans plus tard un cancer de l’estomac inopérable, elle ne pouvait plus… Read more »
MIGNOT Michèle
Invité
MIGNOT Michèle
1 année 4 mois plus tôt

Même si les conditions de fin de vie ont bien changé en 15 ans,
il y a encore beaucoup à faire, je vous l’accorde et ce de la faculté au milieu hospitalier, sans oublier en nous-même…
Bien sûr ces accompagnements ne sont pas assez généralisés, posons-nous ensemble la question : pourquoi ?
Si je me bats pour une meilleure connaissance individuelle du sujet
(pistes données par la Loi Léonetti : directives anticipées, personne de confiance…) qui sont des vecteurs de sensibilisation, les expériences de sédation aussi, sans oublier l’accompagnement qui peut être un bon moyen d’apaisement et de sérénité pour le malade et son entourage : j’en suis témoin !

andurand danielle
Invité
andurand danielle
1 année 4 mois plus tôt

on parle de liberté sans cesse et pourtant l’essentiel n’est pas respecté, la liberté de partir quand une maladie incurable vous laisse dans un état physique et psychique déplorable et pitoyable; il est inadmissible de ne pas pouvoir partir dignement. Ce n’est pas aux députés de choisir, tant qu’on a la conscience et le libre arbitre de partir sans souffrance, il faut permettre à l’individu de choisir l’issue qu’il a décidée et non pas l’acculer à un suicide atroce comme c’est souvent le cas de malades désespérés qui se jettent sous le métro ou qui se défenestrent ( tout particulièrement de l’hôpital d’ailleurs) la liberté n’a pas de sens plus profond en ce qui concerne la fin de vie fatale pour tout le monde!!!!!!!!

Patrick Berrebi
Invité
Patrick Berrebi
1 année 4 mois plus tôt
Cette question revêt de multiples aspects qui sont débattus depuis des décennies. En France, malgré quelques avancées, je considère que les progrès sont largement insuffisants. Quand il y a une modification des lois (et nous en attendons une d’ici peu), je me pose toujours cette question: si j’étais frappé d’une maladie incurable et que la souffrance et/ou ma dépendance atteignait des niveaux insupportables, si je voulais mourir, cette nouvelle disposition législative me permettrait-elle de le faire dans de bonnes conditions. Nous devons constater que jusqu’à c’est non! Je voudrais donc simplifier le débat et revenir à l’essentiel, le fondamental. Ma naissance m’a donné un corps dont j’ai la responsabilité. Si je veux fumer, manger ou boire à l’excès ou bien faire du sport et mener une vie saine, personne ne viendra m’interdire quoi que ce soit. Mon corps est à moi. Les droits de l’homme incluent à mon sens cette… Read more »
Mora Janine
Invité
Mora Janine
1 année 4 mois plus tôt

Pourquoi discuter d’une évidence.
Il s’agit du respect de la liberté individuelle dans un pays qui se veut laïque

BUS CHRISTINE
Invité
BUS CHRISTINE
1 année 4 mois plus tôt

je pense qu’il est indispensable de mettre en place cette loi . Nous ne pouvons continuer à laisser souffrir des personnes pour lesquelles il n’y a plus d’espoir et qui réclame une fin de vie digne de ce nom. En revanche je pense que la méthode Belge est plus appropriée , il n’est pas simple de ce donner l’injection lorsque l’on a été un amoureux de la vie ,des personnes compétentes doivent se charger de cela, dans ce cas cela serait vraiment formidable. J’ espère que nos politiciens vont enfin écouter nos cris de désespoir.

Kreisel Brigitte
Invité
Kreisel Brigitte
1 année 4 mois plus tôt
Dans son commentaire ci-dessus, Jacqueline Martin me semble avoir tout (très bien) dit, en partageant son expérience personnelle: la souffrance de sa maman en fin de vie, le manque de places dans les services de soins palliatifs, certes exemplaires, mais en nombre très insuffisant. Ce qui me frappe dans les débats que l’on entend à la radio ou que l’on voit à la télé sur ce sujet,, c’est que ce sont toujours des personnes en bonne santé qui parlent, , qui ne savent pas ce que c’est que la douleur donc a priori pas concernées, et qui prétendent décider pour les autres. Mais de quel droit? Pourquoi pas des débats entre personnes malades, grabataires, incurables, dépendantes, subissant des souffrances insupportables, sans oublier celles atteintes de la maladie d’Alzheimer au stade avancé, avec hallucinations et crises d’angoisse? Pour avoir fréquenté le milieu médical par obligation, -cancer du colon, c’est à dire… Read more »
Kreisel Brigitte
Invité
Kreisel Brigitte
1 année 4 mois plus tôt

Pour finir, un petit message pour Michèle Mignot.
J’ai lu attentivement votre argumentaire.
J’y ai relevé un passage qui m’a laissée perplexe.
Vous dites ” 3 personnes M’ONT demandé l’euthanasie”
Vous auriez écrit “3 personnes ONT demandé l’euthanasie” m’eut semblé plus approprié, car votre statut de bénévole ne vous autorise en rien, à accorder l’euthanasie à qui que ce soit.
Là, pour le coup, je deviens contre!

MIGNOT Michèle
Invité
MIGNOT Michèle
1 année 4 mois plus tôt

Je reviens sur ce qui pour moi doit être une confusion dans votre esprit.
Je parle en mon nom et mon statut de bénévole et je dis bien “m’ont demandé l’euthanasie”

Par expérience, je peux vous assurer qu’une personne angoissée s’adresse à tous ceux qui l’entourent, aussi bien médecin, infirmière, aide-soignant, etc… sans oublier le bénévole qui lui consacre le temps qu’il souhaite pour l’écouter.
Bien sûr, pour moi, le bénévole n’a aucun pouvoir de décision et heureusement,
mais le privilège d’avoir du temps pour écouter et de ce fait souvent apaiser….
Ces attitudes conduisent bien souvent à un lien étroit et confiant avec les équipes soignantes.

Merci pour votre commentaire qui nous permet cet échange.

Gaboyer Jean-Pascal
Invité
Gaboyer Jean-Pascal
1 année 4 mois plus tôt

Nelson Mandela a dit, alors qu’il était enfermé dans sa prison de 2,5m sur 2,5m : “Je suis le Maître de mon destin, je suis le Capitaine de mon âme”.
Tout est fait, en France tout au moins, pour que ce juste précepte puisse être appliqué tout au long de sa vie. Pourquoi en serait-il autrement pour ce qui concerne sa propre fin.
Jusque dans sa mort on doit rester Maître de son destin et Capitaine de son âme et ce ne sont pas les valeurs des autres qui doivent vous interdire une fin digne lorsque vous avez jugé que pour vous le jeu n’en valait plus la chandelle.

thérèse
Invité
thérèse
1 année 4 mois plus tôt
Tout a été déjà dit. En résumé en ce qui me concerne, j’ai entendu ma mère me demander de la faire mourir pendant des mois. Mon seul regret est de ne pas avoir eu le courage de le faire. Quant à moi, j’ai un cancer qui évolue lentement mais surement depuis 7 ans. J’ai deux soucis. Le premier est de faire accepter à mon mari mon souhait d’avoir un suicide assisté. Il n’est pas contre mais…c’est difficile d’autant plus que lui aussi est malade. Le second est qu’il faut aller en Suisse et ce n’est pas la porte à côté. Dans un pays qui prône la liberté, bien qu’étant je crois très tolérante, je ne vois pas pourquoi on est obligé de subir les lobbys catholiques (le suicide assisté est un meurtre) et les soins palliatifs qui ne sont pas l’idéal actuellement : une morte sereine acceptée par tous dit-on… Read more »
quenouille
Invité
quenouille
1 année 4 mois plus tôt

je suis absolument pour étant inscrit a dignitas en suisse

Consalvi marie
Invité
Consalvi marie
1 année 4 mois plus tôt

Es-ce que une fois pour toutes nous allons pouvoir décider de la fin de notre vie. Doit-on tous prévoir un départ violent tel : un saut par la fenêtre. Les médecins ne veulent pas nous laisser décider sans eux. Que feront ils quand ils seront à la fin de leur vie ??ils seront aidés eux, mais nous, nous devons attendre qu’eux le décident, Nous savons fort bien qu’ils euthanasient quand ça les arrange entre minuit et 05H. Nous sommes propriétaires de notre corps et personnes d’autres. Nous n’avons pas décidés notre naissance mais nous voulons décider de notre mort.

pichon
Invité
pichon
1 année 4 mois plus tôt

Ma femme souffre depuis de nombreuses annees,tout les traitements antalgique puissant n ont plus d efficacite pour ses pathologies nombreuses elle s est incrite a Dignitas en Suisse , puisque en france nous avons une legislation retrograde.

wagner edith
Invité
wagner edith
1 année 4 mois plus tôt
OUI mille fois OUI pour l’euthanasie je suis même pour la vente libre de barbituriques pour le libre suicide. Pourquoi devrait-on aimer cette vie qu’on veut nous enfoncer dans la gorge à TOUS PRIX ,?????????????? ALORS D’AUTANT PLUS QUAND LA SANTE VOUS QUITTE ???????? Vivre qu’à moitié est inconcevable à mes yeux, vivre en soin palliatif car ça arrange le bisiness médical et les labo avec leur torrent de médicaments à vendre…. les maisons de retraites qui font leur beurre sur les vieux décatis etc…… OUI JE SUIS POUR et je regrette que pas plus de gens ne fassent leurs directives anticipées, la mort fait partie du programme de la vie que nos mères nous laissent en héritage. Que vive celui qui aime vivre et qu’on laisse la LIBERTE aux autres de partir. Il n’y a pas que la liberté d’expression qui importante LA LIBERTE DE VIVRE OU MOURIR SANS… Read more »
boizou dominique
Invité
boizou dominique
1 année 4 mois plus tôt

Le droit à choisir le seuil maximum de souffrance physique (souffrance) ou morale(handicap avec dépendance) devait être reconnu comme une liberté fondamentale de chaque individu ,, .A qui je nuis si je décides de mettre fin à mes jours ,?
A mes proches non la séparation définitive est inévitable.et il connaissent mon choix.
A la société non plus je suis déjà un fardeau financier(cout pour la sécurité sociale) qu’on a du mal a accepté (espace public ou privé trés mal aménagé)
Messieurs les décideurs moraux ou étatiques laissez moi partir en paix en France,de toute façon j’ai choisi l’option de partir depuis 10 ans.
Quand j”aurai décidé de mourir même s’il fallait aller au bout du monde pour cela,je ne négocierais jamais ma liberté fondamentale le droit de mourir dans la dignité.
les autres on le droit de choisir une autre voie!!!!!!!!!!!

Mérens Henriette
Invité
Mérens Henriette
1 année 4 mois plus tôt

merci à Dignitas d’exister , depuis 30 ans je me bat en France pour avoir droit à ma dernière liberté ; à 81 ans aurais-je
bientôt ! gagné ? simplement que l’on m’écoute , je n’impose rien à personne , merci de nous soutenir . Donc je refuse
l’humiliation , la dégradation physique ou morale , ce que je considère comme la déchéance , l’attente de la mort en
agonisant bref je vote pour l’euthanasie et pour le suicide assisté,; quand les politiques et les médecins vont-ils nous considerer comme des personnes , libres et responsables ?

bouillez charles
Invité
bouillez charles
1 année 4 mois plus tôt

je remercie dignitas , je suis français et inscrit a dignitas depuis un cetain temps. quel soutiens moral cela apporte de pouvoir gerer sa vie . (d’echapper aux loobies des profiteurs sans ce soucier de la souffrance et la dignité humaine.

Daniel Chauvel
Invité
Daniel Chauvel
1 année 4 mois plus tôt
Je constate que seuls s’expriment les pro-euthanasie. Pour ma part je ne suis pas pour sa légalisation. Quel est le rôle des médecins, des infirmiers… sinon celui de soigner. Si les soins palliatifs étaient suffisamment développés et proposés la question de l’euthanasie ne se poserait pas ou que très rarement. Que demandent les personnes gravement malades ou en fin de vie? Qu’on apaise leurs douleurs et leurs angoisses, mais, au fond, pas qu’on les tue. Chacun peut penser ce qu’il veut, tout ceci est très personnel mais les propositions de Mrs Léonetti et Clayes vont dans le bon sens. Si l’euthanasie est légalisée, c’est la porte ouverte vers des dérives, notamment celle de l’eugénisme. En ce moment du 70 ème anniversaire de la libération du camp d’Auchwitz, pensons y. Ne permettons pas que des personnes décident que des gens âgés ou gravement malades sont devenus inutiles, coûteux pour la société…… Read more »
Armand Stroh
Invité
1 année 3 mois plus tôt
Personne ne vous reproche de participer à l’ accompagnement en fin de vie. Ce qui est en cause, c’est que vous prétendez décider à la place des autres ce qu’ils pensent ou demandent. ( “Que demandent les personnes gravement malades ….” ) . Les personnes demandent … ce qu’ elles demandent et non pas ce que vous souhaitez entendre … Et vous passez immédiatement de l’ouverture d’une liberté personnelle à la dérive d’une forme d’euthanasie décidée par la société ou par d’autres personnes que la personne concernée. Comme si vous étiez incapables de concevoir ce que serait une vraie LIBERTÉ personnelle pour ceux qui décident de la défendre contre toute contrainte sociale autoritaire. Comme s’il s’agissait de basculer d’un état où la société interdit l’ euthanasie et le suicide assisté à un état où elle obligerait les personnes à y recourir. Soit vous êtes de mauvaise foi en ne voulant… Read more »
GILBERT Dominique
Invité
GILBERT Dominique
1 année 3 mois plus tôt

Vous pouvez être Jalmav et accompagner les gens dans leur euthanasie, si c’est leur choix, libre, consenti et assumé. Je ne vois pas où est le problème. Votre accompagnement est de même nature, un geste humain envers un être humain. Même si ce dernier ne meurt pas dans les mêmes conditions que les autres.

Millet
Invité
Millet
1 année 4 mois plus tôt
Infirmière durant 37ans j’ai travaillé en chirurgie digestive et traumato, en réanimation et 10 ans en EHPAD. A la retraite, j’accompagne pour l’association JALMALV des personnes gravement malades, et des personnes en deuil, je suis bénévole à France Alzheimer. Toutes ces années j’ai écouté, accompagné des malades et des familles dans situations complexes, toujours uniques.J’ai connu une époque révolue où les cocktails lytiques existaient, ce ne sont pas de bons souvenirs. On n’écoutait pas les malades en fin de vie, on évitait la chambre des mourants… Des malades parlant de leur lassitude de vivre oui en EHPAD j’en ai connu beaucoup dans ces lieux qui ne sont pas de réels lieux de vie, où les personnes âgées se sentent une charge pour tous. Des souhaits d’euthanasie, je n’en ai pas entendu beaucoup tout au moins émanant des malades. Des familles parfois oui, et je peux l’entendre, c’est difficile d’accompagner ceux… Read more »
GILBERT Dominique
Invité
GILBERT Dominique
1 année 3 mois plus tôt
Tout ce discours vous honore, sans doute, au vu de ce vous pensez pour vous mêmes et pour les autres. Mais laissez s’il vous plait les autres penser par eux mêmes, pour eux mêmes. Je ne veux pas être sédatée ni endormie ni quoi que ce soit. Si je décide que c’est Game Over pour moi, il faut que ce le soit. Peu importe mes raisons, ma dignité me concerne, le choix de me soigner ou pas, de vivre ou pas! Ce qui ne m’empêche pas d’accompagner ceux que je connais et qui ne désirent pas mourir via une euthanasie ou un suicide assisté. Je trouve que l’humain est partout : dans l’accompagnement de l’autre, que ce soit à court, moyen ou long terme, selon le choix de la personne consciente. Quant aux palliatifs, ils sont loin d’être la panacée universelle : ils supposent des moyens que nous n’avons pas,… Read more »
dhoquois
Invité
1 année 4 mois plus tôt

Membre de l’ADMD depuis 30 ans, je ne vois guère les choses avancer.
Née juive en 1940 dans l’indignité, je souhaite quitter ce monde en pleine possession ou presque de mes moyens, autrement dit dans la dignité. Je suis athée. Je ne fais aucun prosélytisme. Si, quand je l’aurais décidé, le suicide assisté n’existe pas, je me suiciderai seule et violemment. Qui donc sont ces gens qui se prétendent CHARLIE et me privent de ce droit essentiel ? Merci à DIGNITAS. Chaque année, payer ma cotisation, me donne le courage de vivre ces années encore belles. Une question : Quand reconnaitra-t-on que la grande vieillesse est une maladie INCURABLE ?

Dupuis
Invité
Dupuis
1 année 3 mois plus tôt
Chacun doit rester libre de prolonger ou non l’existence de son propre corps. On ne réalise pas que la fin de vie d’une majorité d’individus est une torture et les mêmes qui sont horrifiés par la torture qu’ils condamnent au nom des droits de l’homme l’acceptent sans état d’âme dès lors qu’elle accompagne la fin de vie. Il n’y a là qu’aveuglement, incohérence et barbarie. Les médecins, tout particulièrement en France, prétendent le plus souvent qu’ils sont formés pour maintenir la vie. Ce qui ne les empêche pas de pratiquer des avortements. Il faut s’insurger contre cette conception de la médecine. Et dire aux médecins qu’il sont au service de leurs patients. Et que si ces derniers ne valorisent pas la vie à tout prix mais la qualité de vie, on doit respecter leur choix. Qu’il puisse survenir des dérives, sans doute, comme dans tous les domaines, dérives que l’on… Read more »
DESVEAUX JC
Invité
1 année 3 mois plus tôt

IL FAUT PRENDRE AUSSI EN COMPTE LES MALADIES PSYCHIQUES INVALIDANTES

KAIL
Invité
KAIL
1 année 3 mois plus tôt

JE SUIS CONTRE++

f.feigenbaum
Invité
f.feigenbaum
1 année 3 mois plus tôt

Je n’ai pas peur de ma mort. Ce dont j’ai peur c’est de souffrir moralement ou physiquement,
de me sentir exclue, d’être un “laissé pour compte” . pour moi, la vie, c’est d’être en vie. Pour le
moment je vais bien, mais je pense à Dignitas comme un sauveur. Merci.

GILBERT Dominique
Invité
GILBERT Dominique
1 année 3 mois plus tôt
EUTHANASIE ET SUICIDE ASSISTE : POUR Parce que ma vie m’appartient, et ne vous concerne en rien. Parce que ma vie n’est pas sacrée et que ma mort ne l’est pas non plus, puisqu’athée, puisque laïque, la notion religieuse ne peut m’être opposée. Parce que je suis vivante, libre, consciente, et qu’en conscience, je demande le droit d’avoir le choix de mourir par piqûre létale ou suicide assisté. Parce que ma famille est au courant, et l’accepte (j’en parle depuis très longtemps). Parce que je REFUSE QUE VOUS ME REDUISIEZ à une sédation ou une physiologie apaisée, je trouve que je vaux plus que cela. Parce que MA conception de ma dignité n’est pas la vôtre, ne le sera sans doute jamais. Parce qu’aucun consensus ne pourra être trouvé sur un sujet aussi sensible, comme le mariage pour tous l’était, il faut que cette loi accouche d’elle même, et soit… Read more »
MARA
Invité
MARA
1 année 2 mois plus tôt

Bonjour, je suis adhérente à l’ADMD en FRANCE mais comme notre gouvernement ne semble pas prendre ses responsabilités et joue toujours avec l’hypocrisie je pense que si rien n’est fait avec ce quinquennat je me tournerais vers votre association. Car je n’ai pas peur de mourir mais de souffrir OUI !

Toto
Invité
Toto
11 mois 15 jours plus tôt
La loi Leonetti encourage le recours aux soins endormant la douleurs, qui semble pourtant pour l’instant peu développée en France. Un premier recours serait donc de développer ce type de soins. Elle permet aussi la fin des soins et l’aide à mourir dans la dignité et sans douleur dans les cas où les soins ne sont pas efficaces. Dans ce cas, la demande doit venir du patient et de manière répétée. En effet, bien des gens ont eu des bas durant lesquels ils ont envisagé de mettre fin à leurs jours, ils n’en sont pas moins heureux de ne pas avoir mis leur projet à exécution immédiatement. Que le médecin qui agit pour sauver éprouve un dilemme à mettre fin aux jours de ses patients me paraît compréhensible. C’est l’aveu d’un échec des soins mais dire que c’est la raison de son hésitation me paraît bien péramptoire : la science… Read more »
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Faut-il autoriser l’euthanasie en France ?

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