Faut-il autoriser l’euthanasie en France ?

Numéro 1

S’informer

Qu'est-ce que l'euthanasie ?

Le mot « euthanasie » vient du grec ancien ευθανασία qui signifie « bonne mort ».

Dans sa définition plus moderne, l’euthanasie désigne un acte médical visant à provoquer la mort d’un malade incurable dans le but d’abréger ses souffrances (selon la définition du Larousse).

Que dit la loi aujourd'hui en France ?

En France, la notion d’euthanasie n’est pas définie juridiquement. Cela signifie que l’acte d’euthanasie est juridiquement qualifié de meurtre ou d’empoisonnement si elle est active, et de non-assistance à personne en danger si elle est passive (comme dans le cas d’absence de soins). Cela équivaut à dire que l’euthanasie dans sa définition moderne est interdite en France.

La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, affirme à la fois l’interdiction de l’euthanasie tout en empêchant l’acharnement thérapeutique. Elle précise que lorsque des actes médicaux « apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant ».

Pourquoi en parle-t-on en ce moment ?

Pendant la campagne présidentielle de 2012, François Hollande s’était déclaré en faveur d’une « assistance médicalisée pour terminer sa fin de vie dans la dignité », dans son engagement n°21.

En juin 2014, le premier ministre Manuel Valls a missionné deux députés, Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS), afin de conduire une réflexion sur la fin de vie, dans l’optique de modifier la loi du 22 avril 2005. Les deux députés ont rendu leur rapport en décembre 2014, assorti d’une première version du projet de loi. Ce projet sera débattu au parlement à partir du 21 janvier, pour aboutir à une conclusion « autour du mois de mars », selon le Président François Hollande.

Qu'en pensent les Français ?

Les sondages sur la question sont nombreux, et les résultats varient en fonction du moment de la question et de la tournure de la question.

En 2012, 89 % des Français se déclaraient favorables à l’euthanasie active dans certains cas, selon un sondage. Récemment, selon un sondage commandé par l’ADMD et publié en octobre 2014, 96 % des Français répondaient « oui » à la question : « la loi française devrait-elle autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de ces personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ? ».

Enfin, le sondage mené récemment (décembre 2017) par l’Ifop pour La Croix et le Forum européen de bioéthique confirme le consentement d’une grande partie de la société à des sujets comme l’évolution de la loi sur la fin de vie (89 %).

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Numéro 2

Se positionner

Le principe du Drenche est de présenter l’actualité sous forme de débats. Le but est qu’en lisant un argumentaire qui défend le « pour » et les arguments du camp du « contre », vous puissiez vous forger une opinion ; votre opinion.

Quelle est votre opinion avant de lire l'article ?
LE « POUR »

Pour être libre et diminuer la souffrance, il faut avoir le choix

Billet rédigé par :

Silvan Luley

Association Dignitas
http://www.dignitas.ch/

Tout d’abord, il faut clarifier le sujet pour éviter les malentendus. « Euthanasie » n’est pas un terme précis. En fait, c’est un mot d’origine grecque, signifiant simplement « bonne mort, mort douce, mort facile ». De plus, ce terme est employé dans des contextes très divers (euthanasie animale, massacres perpétrés par le national-socialisme, etc). Avant de discuter du sujet, il faut donc préciser de quoi on parle.

En Suisse, l’euthanasie active est interdite. Cette règle est valable indépendamment du fait que la personne ait demandé qu’on l’aide à mourir ou non. En revanche, l’assistance au suicide est possible et légale depuis 1942, à la condition que la personne qui veut mourir soit capable de discernement et jouisse de la capacité physique d’accomplir l’acte final elle-même. Il est possible de prodiguer une assistance qui prépare l’acte lui-même et accompagne la personne désireuse de mettre un terme à sa souffrance. Cette assistance a, en outre, pour but d’éviter que la personne échoue et d’entourer les membres de la famille et les amis présents.

Selon le gouvernement français, près de 10 500 personnes meurent par suicide chaque année. Mais de quelle manière ? Est-ce que les méthodes consistant à se jeter d’un bâtiment ou à s’étendre sur les rails du chemin de fer sont fiables ? En France, entre 176 000 et 200 000 tentatives de suicide sont prises en charge chaque année par les urgences hospitalières. Cela veut dire que le risque d’échouer et de subir ensuite les séquelles temporaires ou permanentes de cet échec est immense.

Il est évident que se suicider dans la solitude, en recourant à des méthodes risquées, n’est pas dans l’esprit du jugement de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Celle-ci a, en effet, déclaré en 2011 : « La Cour estime que le droit d’un individu de décider de quelle manière et à quel moment sa vie doit prendre fin, à condition qu’il soit en mesure de former librement sa volonté à ce propos et d’agir en conséquence, est l’un des aspects du droit au respect de sa vie privée au sens de l’article 8 de la Convention. » N’oublions pas que la Convention ne protège pas les droits théoriques ou illusoires, mais les droits concrets et effectifs.

Par conséquent, il faut formuler la question ainsi : « Doit-on concéder à l’individu la liberté de choisir personnellement son destin, quand sa souffrance devient trop lourde, et doit-on lui offrir une option réelle, libérale et humaine aussi en France, par exemple selon le modèle suisse ? »

Si l’on respecte les valeurs des droits de l’homme, de l’humanité et de la liberté, il y a qu’une réponse à cette question : Oui.

LE « CONTRE »

Non l'euthanasie n'est pas nécessaire !

Billet rédigé par :

Michèle Mignot

Bénévole d'accompagnement dans l'association JALMALV (Jusqu'à la mort accompagner la vie)
http://www.jalmalv.fr/

Souvent derrière ce mot on pense : finir sa vie dans la dignité sans souffrance… On est tous d’accord ! Moi j’ajoute : grâce aux soins palliatifs (encore trop ignorés) et non par l’euthanasie !

Depuis 15 ans, comme bénévole (Jalmalv) j’accompagne des personnes en fin de vie, (souvent jusqu’à la mort) seulement 3 personnes m’ont demandé l’euthanasie :

-L’une, sans famille proche, se paralysant peu à peu, me confie son désir de revoir une nièce avant de mourir : souhait sans réponse…
Quelle souffrance morale, quelle difficulté d’accompagnement !

-La seconde décide de refuser la dialyse (ce qui conduit à une mort certaine) : « je veux mourir ». Bouleversement des soignants me demandant « d’aller la voir  une dernière fois, si elle a quelque chose à dire »…
Effectivement, elle en avait à dire : quelle intensité dans ses paroles et… le lendemain, elle réclame sa dialyse disant : « ça vaut le coup de vivre, je m’aperçois que je compte encore pour certains… »

-La dernière : cris incessants, souffre trop, demande qu’on l’aide à mourir. Je reste à ses cotés, lui dis que j’entends bien mais ne peux y répondre : je suis là, pour lui, et resterai tant qu’il le souhaitera.
Peu à peu, il s’apaise, me donne un numéro de téléphone car il voudrait tant voir sa fille… (ce sera fait) je l’ai accompagné 2 mois et…il n’a jamais redemandé à mourir !

Ces 3 cas mettent en évidence l’angoisse de la solitude face à cette mort prochaine. Si les malades se sentent encore exister aux yeux des autres : ça change beaucoup !

 

Par des phrases déguisées, il n’est pas rare d’entendre des demandes de proches trouvant que « ça ne va pas assez vite, qu’ils sont obligés de revenir souvent, avec un sentiment de perdre leur temps ? ». En fait, ces demandes sont pour qui ?

 

Une conviction, voire même pour moi, une certitude : si la personne en fin de vie, sachant qu’elle va mourir, (la souffrance prise en compte) est entourée, par les équipes soignantes, les proches sans oublier les bénévoles formés ( !) cette fin sera, souvent, plus sereine pour tous et la mort sera perçue autrement par tous.

 

Que de prises de conscience avant que chacun s’approprie ce qui caractérise la fin de vie : soins palliatifs, directives anticipées, loi Léonetti (Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005, NDLR)…

 

Quelle est votre opinion maintenant ?


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64 Commentaires

image user Ajoutez un argument POUR Argument POURPOUR
  • Il me semble que tout a été dit sur le sujet. Mais ... Au sein des puissants lobbies parfaitement identifiés qui réussissent à ne tenir aucun compte de tous les sondages effectués au prés des individus concernés par le sujet (c'est à dire nous tous), à mon avis, aucune évolution naturelle n'est à espérer avant des dizaines d'années. Mais plusieurs facteurs joueront tout de même en faveur du "pour" : la surpopulation, le coût économique du maintien en état grabataire des vieux qui n'en finissent pas de mourir, l'individualité toujours plus égoïste des jeunes et l'attente toujours impatiente des enfants des riches qui ve...Lire la suite

    • Quelle honte.
      Tout chrétien doit refuser l’euthanasie.

    • et bien, chers chrétiens, mourrez dans la souffrance si cela vous chante et vous assure une place au paradis, mais n’empêchez-pas ceux qui le souhaite à mettre un terme à une existence qui n’est plus que souffrance à leurs yeux !! ce sont vos propos qui sont absolument HONTEUX !!!

    • 1/ personne ne souhaite souffrir. Il existe de très très nombreuses méthodes pour soulager la souffrance. 2/ nous n’empêchons personnes de se donner la mort, vous faites bien les bêtises que vous voulez. 3/ c'est bien vous et vos semblables, qui voulez imposer à du personnel médical, ou autre, le fait de donner la mort. Ce qui pour le coup Honteux, comme vous le dites. Honte à vous et à vos idées ! Vous souhaitez mourir, grand bien vous fasse, mais ne demandez pas à un autre de faire cela pour vous. Un de mes frères est médecin urgentiste depuis 15 ans, jamais, au grand jamais il n'acceptera de pratiquer un acte dont la seule...Lire la suite

    • Je suis croyante, pratiquante, mais je suis pour la liberté de choisir l’euthanasie, même si je ne le désire pas pour moi-même : les religions ne doivent pas dominer le monde!!

    • Concernant le Pape, relisez donc son intervention en mettant dans son contexte cette petite phrase, vous serez surpris…

      Concernant le sujet, de quels sondages parlez-vous ? Y a t il eu un referendum sur la question qui m’aurait échappé ? Le reste ne vaut rien, ou pas grand chose. Fondamentalement personne ne peut être POUR le meurtre, quel qu’en soit la forme, ou bien cela signifierait la fin de l’humanité. Soyez convaincu que quelqu’un ayant décidé de mettre fin à ses jours n’a besoin de personne…

  • En ces jours difficiles la liberté de parole est défendue par un grand nombre de français et par la majorité des politiciens. Agissons pour que la liberté de choisir les conditions de sa fin de vie, qui est demandée par la grande majorité des français, soit autorisée par ces mêmes politiciens.

    • En obligeant un médecin ou une infirmière à pratiquer un acte dont la seule finalité est de donner la mort….

      Débrouillez vous donc tout seul et arrêter d’emmerd– les honnêtes gens avec vos idées.

  • j’ai suivi pendant 12 ans ma mère qui a commencé par un cancer de l’utérus , puis des intestins, puis des poumons puis tumeur au cerveau.
    c’était une très belle femme mais quand elle est morte , elle était méconnaissable et c’est ce qui me reste d’elle.
    elle a demandé maintes fois à mourir sans succès, j’étais le seul à le vouloir aussi.
    je ne veux pas que cela m’arrive et désire pouvoir décider de mourir dans la dignité.

    • Votre histoire est touchante. elle montre la nécessité de pouvoir mourir dans la dignité.

    • Un de mes frères médecin urgentiste a accompagné de nombreuses personnes dans des soins sans jamais leur donner la mort. Mon père également praticien a accompagné bien des patients en fin de vie sans pour autant les supprimer. Enfin, j'ai également suivi une de mes tantes atteinte d'un cancer généralisée, à aucun moment elle n'a souhaité mourir. Une fois, en 2010, un jeune médecin, un interne me semble t il, le lui a proposé à demi-mot. Lui expliquant qu'il existait des moyens d'abréger définitivement ses souffrances, que le choix lui appartenait, qu'elle devrait le faire avant qu'elle ne perdre connaissance, etc. Il n'a jam...Lire la suite

  • Il est inconcevable et humain de laisser mourir un être humain dans la souffrance. Il faut pouvoir avoir le choix pour partir dignement surtout lorsqu’il n’y a plus rien à espérer. Ce sujet reste encore tabou pas pour moi j’ai déjà abordé le sujet avec mes enfants quand bien même ils ont été surpris par ma demande mais ils respectent mon choix. Pourquoi les faire souffrir moralement davantage ?

  • Merci de bien vouloir vous occuper des français en souffrance.

  • Le sujet est tout simplement discuté chez nous et nous sommes tous d’accord que l’on peut choisir sa fin de vie quand elle n’en est plus une. On peut penser autrement, chacun est libre. Ceux qui préfèrent cesser de vivre doivent être libres aussi de le faire.

    • Merci Christiane. Chacun et chacune doit être libre de sa propre mort surtout lorque l’on est atteint d’une grave maladie incurable et qu’il ne faut pas attendre que la maladie évolue pour en connaître les souffrances atroces.

  • Mille remerciements à Dignitas pour ses efforts et son travail . La polémique sera forte car décider de son envol trouble les consciences vis a vis des religions .

  • L'article de Sylvan LULEY représentant de l'Association DIGNITAS est très clair A chacun son chemin, à chacun son seuil d'acceptation de la dépendance et souffrance , à ce jour je remercie cette association pour son aide, c'est important de savoir que l'on est plus seul face à la dégénérescence d'un corps malade et que toutes souffrances inutiles (tant physiques que morales) loin du plaisir à vivre, pourront par décision personnelle et corps médical, à jamais nous atteindre au plus profond. la chose la plus difficile sera de partir à l'étranger pour trouver cette sérénité de fin vie et mon regret c'est bien sur que nous ...Lire la suite

  • Quelque chose m’échappe dans l’humanité à la Française , on peut aider un animal à ne pas souffrir, mais pas l’humain !!!
    Merci à la Suisse et à Dignitas .

    • Tout à fait. L’animal serait mieux pris en considération que l’être humain. Pourquoi tant de souffrances !!!

  • Je suis adhérente à Dignitas, j'ai donc déjà fait mon choix, alors que je suis, pour l'instant, en parfaite santé. Mais j'ai assisté mes parents jusqu'à leur mort. Mon papa a décidé de mettre fin à ses jours avec des médicaments, il souffrait d'une insuffisance respiratoire très sévère qui ne pouvait qu'empirer et qui le condamnait à une fin de vie très douloureuse, son problème ne pouvant être soulagé par une oxygénation par exemple. Son suicide nous a laissé ma mère et moi même dans une grande détresse, pompiers, réanimation, questions des médecins hospitaliers pour écarter l'homicide, culpabilité. Ma mère ne s'...Lire la suite

    • Même si les conditions de fin de vie ont bien changé en 15 ans,
      il y a encore beaucoup à faire, je vous l’accorde et ce de la faculté au milieu hospitalier, sans oublier en nous-même…
      Bien sûr ces accompagnements ne sont pas assez généralisés, posons-nous ensemble la question : pourquoi ?
      Si je me bats pour une meilleure connaissance individuelle du sujet
      (pistes données par la Loi Léonetti : directives anticipées, personne de confiance…) qui sont des vecteurs de sensibilisation, les expériences de sédation aussi, sans oublier l’accompagnement qui peut être un bon moyen d’apaisement et de sérénité pour le malade et son entourage : j’en suis témoin !

    • C’est un mensonge et un leurre que dd penser que les soins palliatifs sont performants !
      Lorsque la sédation profonde et continue n’est pas respectée et que le patient se réveille avec d’atroces souffrances parce que la dose administrée n’a pas été suffisante.
      Pauvres gens qui souffrent. C’est un honte ! Un scandale …

    • Chère Madame, votre père s’est suicidé dans des conditions que vous avez comprise, et pourtant cela vous a généré une grave dépression de 18 mois selon vos termes. Qu’est-ce que cela aurait été si vous aviez vous mêmes commandité sa mise à mort…?

      Oui, les vrais sont palliatifs sont la seules solutions humanistes, mais encore faut il une volonté politique, ou plus clairement ici une volonté financière. La seule raison pour laquelle le meurtre est ainsi porté par les politiciens est que cela coût beaucoup, beaucoup moins chère, tant sur le plan du personnel, des bâtiments que sur le versement des retraites plus rapidement arrêtés…

      S’il vous plait de participer à cela.

  • on parle de liberté sans cesse et pourtant l'essentiel n'est pas respecté, la liberté de partir quand une maladie incurable vous laisse dans un état physique et psychique déplorable et pitoyable; il est inadmissible de ne pas pouvoir partir dignement. Ce n'est pas aux députés de choisir, tant qu'on a la conscience et le libre arbitre de partir sans souffrance, il faut permettre à l'individu de choisir l'issue qu'il a décidée et non pas l'acculer à un suicide atroce comme c'est souvent le cas de malades désespérés qui se jettent sous le métro ou qui se défenestrent ( tout particulièrement de l'hôpital d'ailleurs) la liberté ...Lire la suite

    • Que c’est dont vrai ce que vous écrivez Danielle. On parle de liberté sans cesse et pourtant l’essentiel n’est pas respecté, la liberté de partir quand une maladie incurable vous laisse dans un état physique et psychique déplorable et pitoyable ; il est inadmissible de ne pas pouvoir partir dignement. J’ai repris vos propos. Que c’est tant juste !
      J’aimerai tant discuter avec vous. Mon adresse mail est cchristelle1205@gmail.com
      Mon téléphone est le 07 50 92 89 41
      Christelle

  • Cette question revêt de multiples aspects qui sont débattus depuis des décennies. En France, malgré quelques avancées, je considère que les progrès sont largement insuffisants. Quand il y a une modification des lois (et nous en attendons une d'ici peu), je me pose toujours cette question: si j'étais frappé d'une maladie incurable et que la souffrance et/ou ma dépendance atteignait des niveaux insupportables, si je voulais mourir, cette nouvelle disposition législative me permettrait-elle de le faire dans de bonnes conditions. Nous devons constater que jusqu'à c'est non! Je voudrais donc simplifier le débat et revenir à l'essent...Lire la suite

    • Patrick. Je partage pleinement vos propos.

    • Votre corps est à vous, et à la patrie, mais la limite reste de ne pas impliquer un tiers dans la mutilation de ce corps…
      Vous voulez vous suicider, grand bien vous fasse, vous disposez d’innombrables moyens à votre porté. Au calme, chez vous, tranquillement, simplement. Alors, ne demandez pas à du personnel médical, ou à tout être humain, d’en tuer un autre, il devra vivre avec cela par la suite…

      Je vous souhaite de n’avoir jamais à tuer un de vos semblables.

    • pouvez vous prendre contact avec moi je suis adhérente l’ADMD merci

  • Pourquoi discuter d’une évidence.
    Il s’agit du respect de la liberté individuelle dans un pays qui se veut laïque

  • je pense qu’il est indispensable de mettre en place cette loi . Nous ne pouvons continuer à laisser souffrir des personnes pour lesquelles il n’y a plus d’espoir et qui réclame une fin de vie digne de ce nom. En revanche je pense que la méthode Belge est plus appropriée , il n’est pas simple de ce donner l’injection lorsque l’on a été un amoureux de la vie ,des personnes compétentes doivent se charger de cela, dans ce cas cela serait vraiment formidable. J’ espère que nos politiciens vont enfin écouter nos cris de désespoir.

  • Dans son commentaire ci-dessus, Jacqueline Martin me semble avoir tout (très bien) dit, en partageant son expérience personnelle: la souffrance de sa maman en fin de vie, le manque de places dans les services de soins palliatifs, certes exemplaires, mais en nombre très insuffisant. Ce qui me frappe dans les débats que l'on entend à la radio ou que l'on voit à la télé sur ce sujet,, c'est que ce sont toujours des personnes en bonne santé qui parlent, , qui ne savent pas ce que c'est que la douleur donc a priori pas concernées, et qui prétendent décider pour les autres. Mais de quel droit? Pourquoi pas des débats entre personne...Lire la suite

  • Nelson Mandela a dit, alors qu’il était enfermé dans sa prison de 2,5m sur 2,5m : « Je suis le Maître de mon destin, je suis le Capitaine de mon âme ».
    Tout est fait, en France tout au moins, pour que ce juste précepte puisse être appliqué tout au long de sa vie. Pourquoi en serait-il autrement pour ce qui concerne sa propre fin.
    Jusque dans sa mort on doit rester Maître de son destin et Capitaine de son âme et ce ne sont pas les valeurs des autres qui doivent vous interdire une fin digne lorsque vous avez jugé que pour vous le jeu n’en valait plus la chandelle.

  • Tout a été déjà dit. En résumé en ce qui me concerne, j'ai entendu ma mère me demander de la faire mourir pendant des mois. Mon seul regret est de ne pas avoir eu le courage de le faire. Quant à moi, j'ai un cancer qui évolue lentement mais surement depuis 7 ans. J'ai deux soucis. Le premier est de faire accepter à mon mari mon souhait d'avoir un suicide assisté. Il n'est pas contre mais...c'est difficile d'autant plus que lui aussi est malade. Le second est qu'il faut aller en Suisse et ce n'est pas la porte à côté. Dans un pays qui prône la liberté, bien qu'étant je crois très tolérante, je ne vois pas pourquoi on est ob...Lire la suite

  • je suis absolument pour étant inscrit a dignitas en suisse

  • Es-ce que une fois pour toutes nous allons pouvoir décider de la fin de notre vie. Doit-on tous prévoir un départ violent tel : un saut par la fenêtre. Les médecins ne veulent pas nous laisser décider sans eux. Que feront ils quand ils seront à la fin de leur vie ??ils seront aidés eux, mais nous, nous devons attendre qu’eux le décident, Nous savons fort bien qu’ils euthanasient quand ça les arrange entre minuit et 05H. Nous sommes propriétaires de notre corps et personnes d’autres. Nous n’avons pas décidés notre naissance mais nous voulons décider de notre mort.

  • Ma femme souffre depuis de nombreuses annees,tout les traitements antalgique puissant n ont plus d efficacite pour ses pathologies nombreuses elle s est incrite a Dignitas en Suisse , puisque en france nous avons une legislation retrograde.

  • OUI mille fois OUI pour l'euthanasie je suis même pour la vente libre de barbituriques pour le libre suicide. Pourquoi devrait-on aimer cette vie qu'on veut nous enfoncer dans la gorge à TOUS PRIX ,?????????????? ALORS D'AUTANT PLUS QUAND LA SANTE VOUS QUITTE ???????? Vivre qu'à moitié est inconcevable à mes yeux, vivre en soin palliatif car ça arrange le bisiness médical et les labo avec leur torrent de médicaments à vendre.... les maisons de retraites qui font leur beurre sur les vieux décatis etc...... OUI JE SUIS POUR et je regrette que pas plus de gens ne fassent leurs directives anticipées, la mort fait partie du programme ...Lire la suite

  • Le droit à choisir le seuil maximum de souffrance physique (souffrance) ou morale(handicap avec dépendance) devait être reconnu comme une liberté fondamentale de chaque individu ,, .A qui je nuis si je décides de mettre fin à mes jours ,? A mes proches non la séparation définitive est inévitable.et il connaissent mon choix. A la société non plus je suis déjà un fardeau financier(cout pour la sécurité sociale) qu'on a du mal a accepté (espace public ou privé trés mal aménagé) Messieurs les décideurs moraux ou étatiques laissez moi partir en paix en France,de toute façon j'ai choisi l'option de partir depuis 10 ans....Lire la suite

  • merci à Dignitas d’exister , depuis 30 ans je me bat en France pour avoir droit à ma dernière liberté ; à 81 ans aurais-je
    bientôt ! gagné ? simplement que l’on m’écoute , je n’impose rien à personne , merci de nous soutenir . Donc je refuse
    l’humiliation , la dégradation physique ou morale , ce que je considère comme la déchéance , l’attente de la mort en
    agonisant bref je vote pour l’euthanasie et pour le suicide assisté,; quand les politiques et les médecins vont-ils nous considerer comme des personnes , libres et responsables ?

  • je remercie dignitas , je suis français et inscrit a dignitas depuis un cetain temps. quel soutiens moral cela apporte de pouvoir gerer sa vie . (d’echapper aux loobies des profiteurs sans ce soucier de la souffrance et la dignité humaine.

  • Membre de l’ADMD depuis 30 ans, je ne vois guère les choses avancer.
    Née juive en 1940 dans l’indignité, je souhaite quitter ce monde en pleine possession ou presque de mes moyens, autrement dit dans la dignité. Je suis athée. Je ne fais aucun prosélytisme. Si, quand je l’aurais décidé, le suicide assisté n’existe pas, je me suiciderai seule et violemment. Qui donc sont ces gens qui se prétendent CHARLIE et me privent de ce droit essentiel ? Merci à DIGNITAS. Chaque année, payer ma cotisation, me donne le courage de vivre ces années encore belles. Une question : Quand reconnaitra-t-on que la grande vieillesse est une maladie INCURABLE ?

  • Chacun doit rester libre de prolonger ou non l'existence de son propre corps. On ne réalise pas que la fin de vie d'une majorité d'individus est une torture et les mêmes qui sont horrifiés par la torture qu'ils condamnent au nom des droits de l'homme l'acceptent sans état d'âme dès lors qu'elle accompagne la fin de vie. Il n'y a là qu'aveuglement, incohérence et barbarie. Les médecins, tout particulièrement en France, prétendent le plus souvent qu'ils sont formés pour maintenir la vie. Ce qui ne les empêche pas de pratiquer des avortements. Il faut s'insurger contre cette conception de la médecine. Et dire aux médecins qu'il ...Lire la suite

    • Que je suis d’accord avec les propos que vous tenez. Vous avez résumé la situation par rapport à ce manque total d’humanisme et de barbarie. C’est scandaleux d’en être là en France en abandonnant un être humain à des douleurs terribles sous prétexte d’une prolongation de la vie à tout prix.
      Quel égoïsme. Bon sang !
      On se demanderait s’il n’y a pas du voyeurisme voire du sadisme ….

  • Je n’ai pas peur de ma mort. Ce dont j’ai peur c’est de souffrir moralement ou physiquement,
    de me sentir exclue, d’être un « laissé pour compte » . pour moi, la vie, c’est d’être en vie. Pour le
    moment je vais bien, mais je pense à Dignitas comme un sauveur. Merci.

  • EUTHANASIE ET SUICIDE ASSISTE : POUR Parce que ma vie m'appartient, et ne vous concerne en rien. Parce que ma vie n'est pas sacrée et que ma mort ne l'est pas non plus, puisqu'athée, puisque laïque, la notion religieuse ne peut m'être opposée. Parce que je suis vivante, libre, consciente, et qu'en conscience, je demande le droit d'avoir le choix de mourir par piqûre létale ou suicide assisté. Parce que ma famille est au courant, et l'accepte (j'en parle depuis très longtemps). Parce que je REFUSE QUE VOUS ME REDUISIEZ à une sédation ou une physiologie apaisée, je trouve que je vaux plus que cela. Parce que MA conception de ma di...Lire la suite

  • Bonjour, je suis adhérente à l’ADMD en FRANCE mais comme notre gouvernement ne semble pas prendre ses responsabilités et joue toujours avec l’hypocrisie je pense que si rien n’est fait avec ce quinquennat je me tournerais vers votre association. Car je n’ai pas peur de mourir mais de souffrir OUI !

  • La loi Leonetti encourage le recours aux soins endormant la douleurs, qui semble pourtant pour l'instant peu développée en France. Un premier recours serait donc de développer ce type de soins. Elle permet aussi la fin des soins et l'aide à mourir dans la dignité et sans douleur dans les cas où les soins ne sont pas efficaces. Dans ce cas, la demande doit venir du patient et de manière répétée. En effet, bien des gens ont eu des bas durant lesquels ils ont envisagé de mettre fin à leurs jours, ils n'en sont pas moins heureux de ne pas avoir mis leur projet à exécution immédiatement. Que le médecin qui agit pour sauver épr...Lire la suite

  • Tout cretin doit refusé l’euthanasie…
    Ce qui est surtout honteux. C’est, que malheureusement, dans toutes les religions, il y a des personnes qui résonnent avec des idées extrémistes qui n’ont pas lieu d’être (Religions => à ne pas mettre dans toutes les têtes).
    C’est l’exemple type de position qui peut dégoûter les gens équilibres et modérés de toutes croyances. La dérive extrême du no limit du toujours plus. Ne pas savoir rester dans le raisonnable.
    Et, malheureusement, nous nous en apercevons tous les jours…
    Je ne suis pas chretienophobe. Je suis extrêmophobe !
    Liberté, dignité, humanité

  • La sédation profonde et continue n’est jamais respectée et que le patient se réveille avec d’atroces souffrances parce que la dose administrée n’a pas été suffisante. (j' ai vu mon grand père ainsi à 17 ans, puis mon père il y a 3 ans donc moi c' est du vécu) Et même en étant derrière à demander les soins ils souffrent et tous le monde s' en moque !!!! Mon grand père en phase terminale d' un cancer des poumons avaient tentés de sauter par la fenêtre et il en a été empêché et mis dans une chambre sécurisé pour la fenêtre et donc souffrir en martyre ! Idem pour mon père qui lui a refusé d' être alimenté par u...Lire la suite

  • Ajoutez un argument CONTRE Argument CONTRECONTREimage user
  • Pour finir, un petit message pour Michèle Mignot.
    J’ai lu attentivement votre argumentaire.
    J’y ai relevé un passage qui m’a laissée perplexe.
    Vous dites  » 3 personnes M’ONT demandé l’euthanasie »
    Vous auriez écrit « 3 personnes ONT demandé l’euthanasie » m’eut semblé plus approprié, car votre statut de bénévole ne vous autorise en rien, à accorder l’euthanasie à qui que ce soit.
    Là, pour le coup, je deviens contre!

    • Je reviens sur ce qui pour moi doit être une confusion dans votre esprit. Je parle en mon nom et mon statut de bénévole et je dis bien "m'ont demandé l'euthanasie" Par expérience, je peux vous assurer qu'une personne angoissée s'adresse à tous ceux qui l'entourent, aussi bien médecin, infirmière, aide-soignant, etc... sans oublier le bénévole qui lui consacre le temps qu'il souhaite pour l'écouter. Bien sûr, pour moi, le bénévole n'a aucun pouvoir de décision et heureusement, mais le privilège d'avoir du temps pour écouter et de ce fait souvent apaiser.... Ces attitudes conduisent bien souvent à un lien étroit et ...Lire la suite

  • Je constate que seuls s'expriment les pro-euthanasie. Pour ma part je ne suis pas pour sa légalisation. Quel est le rôle des médecins, des infirmiers... sinon celui de soigner. Si les soins palliatifs étaient suffisamment développés et proposés la question de l'euthanasie ne se poserait pas ou que très rarement. Que demandent les personnes gravement malades ou en fin de vie? Qu'on apaise leurs douleurs et leurs angoisses, mais, au fond, pas qu'on les tue. Chacun peut penser ce qu'il veut, tout ceci est très personnel mais les propositions de Mrs Léonetti et Clayes vont dans le bon sens. Si l'euthanasie est légalisée, c'est la port...Lire la suite

    • Personne ne vous reproche de participer à l' accompagnement en fin de vie. Ce qui est en cause, c'est que vous prétendez décider à la place des autres ce qu'ils pensent ou demandent. ( "Que demandent les personnes gravement malades ...." ) . Les personnes demandent ... ce qu' elles demandent et non pas ce que vous souhaitez entendre ... Et vous passez immédiatement de l'ouverture d'une liberté personnelle à la dérive d'une forme d'euthanasie décidée par la société ou par d'autres personnes que la personne concernée. Comme si vous étiez incapables de concevoir ce que serait une vraie LIBERTÉ personnelle pour ceux qui déci...Lire la suite

    • Vous pouvez être Jalmav et accompagner les gens dans leur euthanasie, si c’est leur choix, libre, consenti et assumé. Je ne vois pas où est le problème. Votre accompagnement est de même nature, un geste humain envers un être humain. Même si ce dernier ne meurt pas dans les mêmes conditions que les autres.

  • Infirmière durant 37ans j'ai travaillé en chirurgie digestive et traumato, en réanimation et 10 ans en EHPAD. A la retraite, j'accompagne pour l'association JALMALV des personnes gravement malades, et des personnes en deuil, je suis bénévole à France Alzheimer. Toutes ces années j'ai écouté, accompagné des malades et des familles dans situations complexes, toujours uniques.J'ai connu une époque révolue où les cocktails lytiques existaient, ce ne sont pas de bons souvenirs. On n'écoutait pas les malades en fin de vie, on évitait la chambre des mourants... Des malades parlant de leur lassitude de vivre oui en EHPAD j'en ai connu...Lire la suite

    • Tout ce discours vous honore, sans doute, au vu de ce vous pensez pour vous mêmes et pour les autres. Mais laissez s'il vous plait les autres penser par eux mêmes, pour eux mêmes. Je ne veux pas être sédatée ni endormie ni quoi que ce soit. Si je décide que c'est Game Over pour moi, il faut que ce le soit. Peu importe mes raisons, ma dignité me concerne, le choix de me soigner ou pas, de vivre ou pas! Ce qui ne m'empêche pas d'accompagner ceux que je connais et qui ne désirent pas mourir via une euthanasie ou un suicide assisté. Je trouve que l'humain est partout : dans l'accompagnement de l'autre, que ce soit à court, moyen ou l...Lire la suite

  • Il ne faut pas autoriser l’euthanasie.
    C’est un meurtre.

    • ATTENDEZ de souffrir intensément et vous changerez d’avis

  • Personne ne doit être contraint de tuer un être humain, qu’il soit fœtus, malade ou vieillard, c’est la base de notre humanité.

    Le reste c’est du blabla…

  • J'ai suivi une de mes tantes atteinte d'un cancer généralisé, à aucun moment elle n'a souhaité mourir. Une fois, en 2010, un jeune médecin, un interne me semble t il, le lui a proposé à demi-mot. Lui expliquant qu'il existait des moyens d'abréger définitivement ses souffrances, que le choix lui appartenait, qu'elle devrait le faire avant qu'elle ne perdre connaissance, etc. Il n'a jamais prononcer le mort de mort, fin de vie ou euthanasie. Ma tante, qui était une sacrée femme, a réuni le peut de force qui lui restait pour lui dire : "Jeune homme, je ne sais si vous avez déjà prêté serment, mais si tel est le cas, vous le dés...Lire la suite