Faut-il avoir peur de Donald Trump ?

Numéro 1

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Qui est Donald Trump ?
Donald Trump est un homme politique américain. C’est également un homme d’affaires spécialisé dans l’immobilier et le divertissement. Il est célèbre pour avoir fait construire des bâtiments qui portent généralement son nom : la Trump Tower à New York ou encore le casino Trump Taj Mahal à Atlantic City. Il a animé l’émission de télé-réalité The Apprentice pendant plus de dix ans, ce qui a largement contribué à sa célébrité.

Il s’engage en politique en 1987 au sein du Parti républicain qu’il quitte en 1999. Il rejoint alors le parti de la réforme jusqu’en 2000. Entre 2001 et 2009, il s’oppose à George W. Bush et se rapproche du Parti démocrate : il ira même jusqu’à financer la campagne d’Hillary Clinton pour l’investiture démocrate en 2008. Après plusieurs interludes, il finit par rejoindre le Parti républicain en 2012 et, après avoir hésité à se présenter, il soutient la candidature de Mitt Romney.

Pourquoi on en parle en ce moment ?
En 2015, Donald Trump s’est porté candidat aux primaires du Parti républicain pour l’élection présidentielle américaine face à 11 autres personnalités. Il parvient à être officiellement investi par le parti en juillet 2016 en devançant très largement ses derniers adversaires : Ted Cruz, John Kasich et Marco Rubio.

L’élection présidentielle se tiendra le 8 novembre prochain. Elle permettra d’élire le 45e président des États-Unis, qui entrera en fonction le 20 janvier 2017. Donald Trump et Hillary Clinton sont les deux principaux prétendants à la succession de Barack Obama.

Pourquoi une telle question ?

La fin de la campagne de Donald Trump a été émaillée de plusieurs scandales : après la diffusion de plusieurs vidéos dans lesquelles le candidat républicain tient des propos jugés par beaucoup comme dégradants pour les femmes, les accusations d’agression sexuelle se multiplient. Vendredi dernier, deux nouvelles femmes ont accusé Donald Trump d’agression sexuelle.

La campagne du candidat républicain a également été marquée par plusieurs déclarations qui ont créé la polémique. La dernière date du 20 octobre, lors du troisième débat télévisé entre lui et Hillary Clinton : il a laissé entendre qu’il pourrait ne pas accepter les résultats de l’élection présidentielle.  Le candidat républicain s’est justifié en affirmant que des millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales sans en avoir le droit. Il a également accusé la plupart des médias d’être corrompus.

Récemment, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le danger que représente le candidat républicain. Le 15 octobre, Barack Obama a déclaré que dans cette élection, « la démocratie était en jeu ».  Mais Donald Trump trouve désormais également des opposants dans les rangs de son propre parti : John McCain, Mitt Romney ou encore Condoleezza Rice ont indiqué cette semaine qu’ils ne voteraient pas pour lui.

Numéro 2

Se positionner

Le principe du Drenche est de présenter l’actualité sous forme de débats. Le but est qu’en lisant un argumentaire qui défend le « pour » et les arguments du camp du « contre », vous puissiez vous forger une opinion ; votre opinion.

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LE « POUR »

Trump : un candidat dangereux pour les femmes et leurs droits

Billet rédigé par :

Fatima El Ouasdi

Présidente de Politiqu’elles
http://politiquelles.org

Donald Trump n’est pas féministe et ne s’en cache pas. Animal politique atypique, il ne rentre pas dans les cases traditionnelles du politicien américain classique lequel, même s’il est conservateur, enrobera son discours misogyne derrière des formules policées. Au contraire, Trump provoque, insulte, indigne, conscient que cela accroît sa popularité chez des électeurs se bornant à se dire qu’il « parle vrai » (sous-entendu : comme au café du commerce avec deux compagnons de beuverie, multipliant les allusions salaces sur la serveuse).

Après avoir qualifié des opposantes de « grosses truies, de chiennes, de bonnes à rien et d’animaux dégoûtants », il s’est distingué lors d’une interview en évoquant le sang des règles de la journaliste qu’il avait face à lui. Et quand il parle de sa fille, c’est pour préciser que s’il n’était pas son père, il « sortirait peut-être avec elle ».

Cette obsession du jugement physique, peut-être caractéristique des années 1950 (époque mythifiée par son « Make America Great Again ») ressemble fort à la nostalgie d’un temps où les femmes n’étaient que des faire-valoir dans des dîners mondains et où leur valeur se jugeait à l’aune du regard des hommes. Ce qui pourrait se comprendre chez un plouc du Midwest semble pourtant extrêmement problématique chez un homme qui prétend à diriger la première puissance mondiale.

Cette condescendance affreusement misogyne est d’autant plus grave que le même homme a été accusé de viol par son ex-femme. Si celle-ci est depuis revenue sur ses propos, le fait que l’avocat de Trump ait déclaré que de toute manière « il est clair que, par définition, vous ne pouvez pas violer votre femme » en dit long sur l’image que le candidat et son entourage nourrissent à l’égard des Américaines.

Question constance, Trump mérite également une palme. Ancien partisan du droit à l’avortement, il se place désormais dans le camp des pro-life, étant entendu que ce revirement est lié à sa volonté de séduire l’aile dure du Parti républicain. Les Américains peuvent-ils sérieusement élire un homme pour qui une question aussi cruciale se monnaye pour quelques millions de voix ?

De nombreux binationaux Franco-Américains voteront en novembre pour la présidentielle : l’association Politiqu’elles souhaite donc les interpeller. Chaque Américain accepterait-il qu’on parle de sa mère, de sa femme ou de sa fille de cette façon ?

Quand Donald Trump déclare à Hillary Clinton « si elle ne peut pas satisfaire son mari, qu’est-ce qui lui fait croire qu’elle peut satisfaire l’Amérique ? » il résume là sa politique à l’égard des femmes : réduites à leur capacités sexuelles, aux frasques de leurs maris, incapables de se prendre en main et d’assumer des responsabilités.

LE « CONTRE »

Avec Donald Trump au point d’inflexion de l’histoire du monde

Billet rédigé par :

Georges Clément

Président du Comité Trump France
http://trumpfrance.wixsite.com/trumpfrance

En décembre 2015, une voix dissonante s’éleva aux États-Unis, contrastant avec le ronron de l’establishment : celle de Donald Trump.

L’homme acquit sa notoriété comme bâtisseur et propriétaire de palaces dans les années 80. Il fit la « une » des magazines ou fut l’invité de shows télévisés célèbres. Il eut bien l’intention en 2012 de se porter candidat mais se retira après quelques piques à l’encontre d’Obama.

La situation des USA, tant aux plans intérieur qu’extérieur, s’étant aggravée (augmentation de la dette, réduction par la force des droits de pacage des ranchers, démolition de l’industrie minière, attaque contre la liberté de conscience, atteinte à la Constitution en son second amendement, etc.), Donald Trump mit sa fortune et ses entreprises en jeu pour tenter de réhabiliter SON Amérique.

C’est qu’il risque gros dans cette aventure, et sa famille aussi.

Un citoyen, conscient de la perte de prestige des États-Unis sur la scène internationale, du risque de guerre engendré par la russophobie des gouvernants, et des dangers pour son pays posés par l’immigration, tant dans sa version islamique que sous ses aspects mexicains, nationalistes du « mexifornia » ou narcotrafiquants, s’est levé pour remettre de l’ordre et du bon sens chez lui.

Comme Français, nous avons les mêmes soucis et la situation de l’Europe est si dramatique que Trump s’en est ému en désignant Angela Merkel comme le fossoyeur de l’Allemagne et de l’Union européenne.

La crise politique actuelle ne peut être résolue ici comme en Amérique que par le haut ou par le bas. La tentative de Trump, que le peuple américain soutient avec enthousiasme (voir ses meetings), est de la première sorte.

S’il réussit, tout changera : la politique étrangère avec ses conséquences en Syrie et dans l’Europe de l’Est, les alliances, la philosophie politique sous-tendant l’action de la Maison-Blanche, et une nouvelle génération prendra les reines du plus puissant pays du monde.

S’il échoue, le peuple refusera de se soumettre ou de disparaître. Ce sera beaucoup plus dangereux.

Nous sommes, ici, soumis au même dilemme : tout changer ou disparaître.

En soutenant Donald Trump nous combattons pour notre propre sauvegarde.

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2 Commentaires

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  • Dommage que l’article du « pour » n’aborde que la question du sexisme dont fait preuve Trump … Je pense qu’il ne faut pas oublier le fait qu’il soit raciste au possible, qu’il veuille construire un mur à la frontière du Mexique (au frais de ce pays), qu’il veuille instaurer un contrôle extrême de l’immigration à l’aide de « dépistages idéologiques » … Sans parler de toutes ses déclarations absurdes qui font que sa campagne ressemble plus à un show qu’à autre chose !

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  • Je suis bien entendu pour Monsieur Trmp, pour de multiples raisons, la;première c'est le clan de son adversaire, qui même en France on sait dans quels sacandales il à, ont trempés, ensuite, les médis sont comme chez nous en France, aux ordres du pouvoir en place, et surtout quand le président actuel insulte Monsieur Trump avec son épouse, cela melaisse penser qu'il ne faut pas que Monsieur Trmp gagne car il pourait découvrir des tas de malversation...Lire la suite