Faut-il boire ou subir la pression ?

Chaque mois, pour chaque numéro, deux étudiants en partenariat avec Eloquentia débattent d’une question plus ou moins fondamentale… Le but est de réaliser un exercice d’éloquence et de débat par écrit. Nous les publions maintenant en ligne !
Vous aussi, ça vous tente ? Envoyez-nous un petit mail à contact@ledrenche.fr, on s’occupe du reste !

BOIRE

Affrontons la pression en la buvant !

Billet rédigé par :

Leïla Gomes

Etudiante à Jussieu
http://eloquentia-saintdenis.fr/

Boire ou subir la pression ? Telle est la question, aurait dit Shakespeare un soir de cuite (en anglais, « To beer or not to beer, that is the question »). Car l’enjeu est de taille, et il faut faire appel aux plus grands philosophes pour y répondre.

Et d’ailleurs, la bière pression et la philosophie ont le même effet sur l’organisme : toutes deux modifient notre perception du monde. Positivement pour la bière, souvent négativement pour la philosophie : 1 point pour la pression.

A peine commencé, on s’achemine déjà vers une victoire du “boire”. Le combat était joué d’avance : subir est de toute manière négatif. Et d’ailleurs, le mot subir vient du latin sus : en dessous, et bire : boire. Voilà ; subire, c’est boire en dessous, voire boire sous la table. C’est déjà une défaite.
Non, soyons fièr(e)s, affrontons la pression, ne la laissons pas s’infiltrer, faisons face à l’ennemi, buvons-la !

Alors, certes, on pourra objecter que la pression n’est pas (que) bonne pour la santé, qu’elle fait grossir, et que c’est une boisson à consommer avec modération, tout ça. Michel Audiard disait lui-même “lorsqu’on m’a dit de renoncer à la bière parce qu’elle faisait grossir, j’ai préféré renoncer à la coquetterie”.

Enfin, pour finir, il s’agit également d’une question de croyances. Tout le monde sur Terre doit croire en quelque chose. Et moi, je crois que je vais reprendre une bière.
Donc, ne subissons pas la pression (surtout en cette période de partiels approchants), buvons-là !

SUBIR

La peur nous fait douter mais elle nous pousse à nous surpasser

Billet rédigé par :

Fares Bennour

Etudiant en L3 de sociologie à l'université Paris 8 de Saint Denis
http://eloquentia-saintdenis.fr/

On connaît tous le fameux dicton : il vaut mieux boire la pression que de la subir.
Mais on ne peut pas boire la pression puisque ce n’est pas une boisson, et si elle en était une, c’est qu’elle doit avoir un gout amère.
C’est tellement facile de boire un jus, mais avaler la pression ne nous permettra pas de l’évacuer complètement. Plutôt que de la boire ou de la subir, il faut l’affronter pour s’en débarrasser.

Est-ce qu’on peut être courageux sans porter tout ce poids ? Évidemment, c’est la peur qui nous fait douter, mais elle nous pousse aussi à nous surpasser à certains moments.
C’est comme appuyer sur le bouton déclencheur d’une bombe : ça va très vite mais les conséquences peuvent être désastreuses.

Si on nous obligeait à boire la pression, c’est qu’elle doit être périmée, et on va forcément tomber malade. Alors ne vous laissez pas avoir par cette maladie incurable qui vous fait tant peur : la pression.

Et comme on dirait tous : après l’effort, le réconfort !
Boire la pression n’est qu’une impression, alors que l’affronter amène à sa disparition. Alors allons tous ensemble pour boire le cocktail de la persévérance.

Profitez en bien avant de savourer le plat de la résistance. Vous avez tout mangé : mince, c’est le désert. Mais attendez y’a la peur qui vient : c’est le dessert. Prenez votre temps pour la finir, autrement l’addition vous fera tomber par terre.
Plutôt que de la boire, serrez la bien fort comme si c’était la dernière !

Quelle est votre tribune préférée ?

 

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